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Dermoceutique : un concept à la croisée des chemins​





Les attentes des consommateurs en matière de beauté sont nombreuses et varient mais certaines tendances, notamment depuis la crise sanitaire, persistent : recherche de produits naturels, « clean » et durables, efficaces et personnalisés. La nutrition pour la beauté prend également une place de plus en plus importante. Les consommateurs réalisent que l’alimentation peut avoir un impact significatif sur la beauté de leur peau, cheveux et ongles. Les compléments alimentaires, et en particulier la nutricosmétique – avec une croissance estimée en moyenne à 9,4% jusque 2030 [1] répondent en partie à ces attentes.


Mais pourrait-on aller plus loin et accompagner les peaux à tendance atopique ou psoriasique en limitant les inconforts de peau (démangeaisons, sècheresses, lésions) et aussi de vie ?


Un marché en plein essor


Aujourd’hui, la beauté, ce n’est plus simplement être beau/belle, c’est se sentir bien dans son corps et dans sa tête. L’objectif, c’est le bien-être physique et psychique. Cette prise en charge globale de la beauté, c’est ce qu’on appelle la beauté holistique. Elle se base sur 4 piliers :


  1. L’équilibre émotionnel, car le stress peut avoir de nombreux effets néfastes : irritabilité, nervosité, troubles du sommeil. Le stress engendre aussi une inflammation, qui, sur le long terme, peut accélérer le vieillissement cutané et rendre notre peau plus sensible et réactive.

  2. On ne le dira jamais assez : pratiquez une activité physique régulière ! Cela active la circulation sanguine et aide à éliminer les toxines, ce qui aide à avoir une peau plus belle et en bonne santé. 30’ par jour – marche y compris – peuvent suffire à s’aérer l’esprit, se libérer des tensions du quotidien et physiologiquement, cela libère des endorphines et de la dopamine qui font nous sentir bien et plein d'énergie.

  3. Le marché de la beauté conventionnelle continue sa croissance, malgré la crise covid (+8% en 2021, +6% en 2022). Celle-ci a tout de même modifié les habitudes de consommation. Selon une étude Ifop Beauty sur la perception de la beauté en France, 29% des femmes déclarent préférer appliquer le moins de produits possibles et choisir des produits à usage spécifiques. Cela peut expliquer la croissance du segment des soins de la peau et en particulier dermocosmétique (+13% en 2021, +9% en 2022).

  4. Et enfin, notre sujet de prédilection, la nutrition : on a tou(te)s entendu parlé de la tendance beautyfood, une alimentation anti-inflammatoire à base de fruits et de légumes, de saison si possible, riche en omega-3 (exit le beurre snif), on évite les sucres et produits transformés. On n’oublie pas bien-sûr de bien s’hydrater !



Derrière ces piliers, il y a des tendances de fond, qui touchent toutes les industries, pas seulement celle de la beauté, mais aussi l’habillement, l’agroalimentaire et cetera. Les consommateurs sont en quête de naturalité, de neutralité écologique, ils veulent savoir ce qu’ils achètent, à qu’ils l’achètent et d’où cela provient. Ils cherchent de l’authenticité et de la personnalisation. Plus spécifiquement, le make-up laisse petit à petit la place aux soins de la peau.

Chez Abyss, on s’est donc penché sur la santé de la peau, notamment celles à tendance atopique.


Zoom sur la dermatite atopique


Prenons l’exemple de la dermatite atopique, plus couramment appelée eczéma, une maladie chronique inflammatoire de la peau, multifactorielle1, qui touche plus de 223 millions de personnes dans le monde en 2022, et impacte de façon significative leur bien-être physique, psychologique et leur qualité de vie.

A l’heure actuelle, les stratégies de traitement employées sont surtout symptomatiques et consistent à moduler le microbiome cutané, cibler le système immunitaire inné et adaptatif, réduire les démangeaisons ou encore inhiber la réponse inflammatoire [2]. Ces traitements, couramment à base de dermocorticoïdes ou antihistaminiques, sont efficaces à court terme mais la question se pose quant à leur efficacité au long-terme.

Les personnes atteintes de dermatite atopique ont une peau sèche voire très sèche et sensible, des plaques rouges et squameuses localisées, des démangeaisons intenses et persistantes ainsi que des lésions cutanées, générant douleurs et inconforts importants [3]. La dermatite atopique peut également avoir un ressenti psychologique important, source de troubles du sommeil, d’irritabilité voire de syndrome dépressif.



Bien que les causes n’aient pas encore été entièrement élucidées, de nombreux facteurs et déclencheurs, à la fois endogènes et environnementaux (allergènes, pollution, irritants, conditions climatiques...), jouent un rôle clé dans cette pathologie. Les facteurs endogènes comprennent, entre autres, des mutations génétiques (notamment de la filaggrine), induisant une dysfonction de la barrière cutanée, des anomalies du microbiome cutané (en termes d’abondance et de diversité), une dérégulation du système immunitaire ou encore des changements hormonaux. L’interaction complexe de ces altérations rend la peau particulièrement fragile et réactive.



​Le stress au coeur du concept

Outre les facteurs cités précédemment, que l’on ne peut maitriser, il est possible d’en limiter certains comme le stress, qui est considéré comme déclenchant ou exacerbant les symptômes de la dermatite atopique.


Le stress représente une réponse générale de l’organisme à des facteurs internes ou externes, impliquant des ressources à la fois psychologiques et physiologiques. Le stress active l’axe hypothalamo-hypophysaire (HPA) contrôlant la réponse immunitaire via des facteurs neuroendocriniens et le système nerveux sympathique. La peau, dont les cellules possèdent un équivalent fonctionnel de l’axe HPA, réagit activement au stress, impliquant les cellules immunitaires cutanées, des hormones et des neurotransmetteurs [4-5]. Les réponses cutanées induites par le stress comprennent notamment la sécrétion de cytokines pro-inflammatoires (IL-6, IL-1, IFN-γ), la libération de facteurs neuroendocriniens périphériques de la peau (CRH, ACTH) ainsi que la production de corticostéroïdes [6-7].


De nombreuses études suggèrent que le stress et les facteurs neuroendocriniens sont impliqués dans l'apparition, la rechute ou l'aggravation de pathologies dermatologiques, telles que le psoriasis, l'acné, la rosacée, le vitiligo, ou la dermatite atopique [8-10]. Par exemple, certains facteurs de stress tels que le sentiment d’impuissance ou l’inquiétude peuvent jouer un rôle dans l'aggravation de la sensation de démangeaison chez les patients atteints de maladies cutanées [11]. Dans de nombreuses études cliniques, les personnes atteintes de maladies cutanées se déclarent stressées ou bien le stress a été identifié comme un facteur contribuant à l'irritation cutanée ou au syndrome de peau sensible [12-15]. De même, les personnes s’identifiant comme ayant une peau sensible à très sensible avaient une réactivité cutanée plus élevée aux émotions que celles aux peaux légèrement sensibles ou non sensibles, ainsi qu’une moins bonne qualité de vie [16-17].


La réponse de l’organisme au stress peut avoir un impact négatif sur la fonction de la barrière cutanée et influencer la réponse immunitaire [18]. Le stress chronique peut également entrainer une vulnérabilité accrue aux infections et donc une aggravation des lésions cutanées. Par ailleurs, il a récemment été mis une évidence que le microbiome intestinal et cutané sont des facteurs modulateurs des interactions entre la peau et le cerveau [19].


Nouveau concept, nouvel actif


De ce constat, associé à ses récents travaux de recherche sur les effets et mécanismes d’action de composés naturels marins sur la beauté de la peau d’une part, et le stress d’autre part, Abyss Ingredients lance un nouveau concept : la dermoceutique. A mi-chemin entre la dermocosmétique et la nutraceutique, cette nouvelle gamme d’actifs vise à améliorer le confort et l’aspect des peaux à problèmes dermatologiques mais aussi la qualité de vie des personnes en souffrant.



Premier né de ce concept, Dermatidyss® est un actif naturel marin qui allie peptides anti-stress, peptides de collagène et glycosaminoglycanes (GAGs) tels que la chondroïtine, la glucosamine et l’acide hyaluronique



Une composition unique


En effet, plusieurs études ont démontré les effets de ces composants sur le stress, mais aussi sur l’hydratation de la peau et l’accélération de sa cicatrisation.


En modulant l’expression de gènes liés à la réponse au stress et en prévenant la dérégulation de protéines induites par le stress, les peptides marins en préviendraient les effets négatifs, y compris sur notre peau [20-21].


Les peptides de collagène et les GAGs ont quant à eux démontré leurs bénéfices sur la peau. En stimulant la synthèse d’acide hyaluronique [22], acteur majeur de l’hydratation tissulaire [23-24], ces composés permettent le maintien de l’hydratation de la peau en profondeur, ce qui pourrait en faire un allié de taille contre les sécheresses des peaux atopiques. Ils accélèrent également la réparation tissulaire en stimulant la production de TGF-β, une cytokine anti-inflammatoire qui joue un rôle signal de l’inhibition d’enzymes responsables de la dégradation de la matrice collagénique (métalloprotéinases) et de la prolifération des cellules de la peau [25]. Un actif alliant ces composés serait une solution naturelle pour améliorer le confort de la peau et diminuer le stress chez les personnes ayant une peau sensible et/ou à tendance atopique.


Des effets ressentis sur les inconforts de peau et de vie


Une étude consommateur a évalué les bénéfices de Dermatidyss® sur les inconforts de peau et de vie liés à une peau à tendance atopique et confirme cette piste. Ce test, mené sous avis médical dermatologique, a montré que Dermatidyss® pourrait diminuer l’intensité des symptômes de peau atopique et réduire la dépendance médicamenteuse.


Interrogées sur leurs attentes, les participantes à l’étude souhaitaient améliorer en priorité leur peau sèche (76%), qui est le symptôme le plus fréquent ; 66% des femmes attendaient une action sur le confort et la beauté et 64% sur la douceur de leur peau. 86% d’entre elles opteraient pour un complément alimentaire efficace, testé par des consommateurs (34%) ou qui a fait l’objet d’études cliniques (30%).


En début d’étude, 62% des femmes sélectionnées ressentent un inconfort réel et important du fait de leur peau atopique. Parmi les symptômes liés à la peau, les participantes notent un niveau d’inconfort élevé dû à leur peau sèche, les démangeaisons, tiraillements, poussées de sècheresse, irritations, rougeurs, ainsi que leur peau inconfortable, sensible et rugueuse. Elles indiquent également une sensation de stress et de nervosité élevée - qu’elles notent en moyenne 7,2/10, 10 étant très élevé - accompagnée de fatigue, d’anxiété, de mal-être et de troubles du sommeil. Globalement, l’atopie de leur peau impacte fortement et de manière négative leur qualité de vie (6,1/10) et leur bien-être (6,2/10).


En moins de 30 jours, Dermatidyss® répond aux attentes de 8 femmes sur 10 qui notent une amélioration importante de la quasi-totalité de ces symptômes.


En fin d’étude soit après 3 mois de supplémentation, près de 7 femmes sur 10 constatent une diminution de la sécheresse de la peau, des poussées de sécheresse, des démangeaisons, de la sensibilité et de la rugosité de la peau. Plus de 6 femmes sur 10 constatent une diminution des tiraillements, rougeurs, de l’inconfort ou encore de l’irritation de la peau.


De plus, en fin d’étude, 68% des participantes ont noté une amélioration de leur sensation de stress, 70% de leur anxiété, 68% de leur sommeil, 64% de leur sensation de fatigue, avec une fréquence d’inconforts qui diminue pour chacun et ce dès 30 jours de supplémentation.



De fait, l’impact de la peau atopique sur la qualité de vie des participantes à l’étude diminue et près de 6 femmes sur 10 ressentent une amélioration de leur qualité de vie et de leur bien-être. L’inconfort général lié à la peau atopique est diminué pour plus 6 femmes sur 10.


En fin de cure, près de 9 femmes sur 10 ressentent les bénéfices de Dermatidyss® apportées sur leur peau atopique et confirment son efficacité.


 

Bibliographie

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