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14 novembre : Journée mondiale du diabète Prévention, un rôle clé à jouer


A l’ère de l’hypersédentarité et des produits alimentaires ultra-transformés, la prévalence du diabète dans nos sociétés ne fait qu’augmenter. En cette journée mondiale du diabète, il nous semblait donc important d’en parler, mais aussi de parler de la santé métabolique de manière plus générale.


Le diabète, qu’est-ce donc ? Le diabète est une maladie chronique qui se caractérise par un excès de sucre dans le sang. Cette hyperglycémie est causée par un dysfonctionnement de la sécrétion ou de l'action de l'insuline, hormone fabriquée par le pancréas.


Il y a deux types de diabète :

- Le type 1 représente 10% des cas de diabète et touche surtout les enfants et adolescents. La production d’insuline est faible ou inexistante. Rien ne peut prévenir ou causer ce type de diabète.


- Le type 2 représente 90% des cas de diabète et touche surtout les +40 ans. La production d’insuline est faible ou inefficace, notamment dû à une alimentation trop riche, un surpoids, ou la sédentarité.



Comment ça fonctionne en temps normal ?


Notre estomac transforme les aliments que l’on ingère en glucose, qui passe dans le sang. Notre pancréas produit à son tour de l’insuline qui va aider à réguler le niveau de glucose et le maintenir à un niveau normal. L’insuline à un autre rôle clé : elle transporte le glucose dans toutes les cellules de notre corps pour que celles-ci puissent produire de l’énergie.


Le sucre est donc indispensable au bon fonctionnement de notre corps mais (il y a toujours un mais !), en chaque chose il faut un équilibre. Et notre régime alimentaire est bien souvent trop sucré, le sucre se cachant un peu partout. On vous laisse visionner le très intéressant reportage d’Arte (2020) ou encore la conférence du professeur Castronovo de l’Université de Liège (2015).


La surconsommation de sucre mène à deux problématiques majeures (entre autres, car il y en a plus) :

  1. Sursollicitées, nos cellules et nos tissus deviennent résistants à l’insuline : notre corps utilise moins bien le sucre, notre glycémie augmente et notre pancréas essaie de compenser en produisant plus d’insuline.

  2. Lorsque nous consommons plus de sucre que nécessaire, celui-ci est transformé en graisse et c’est cet excès de masse grasse qui peut (encore une fois : entre autres, mais pas que) aggraver les risques de maladies cardiovasculaires.


Aujourd’hui, le diabète est une maladie qui se traite mais ne se guérit pas. Il faut donc, toute sa vie, veiller à garder une bonne hygiène de vie : manger sain et équilibré et pratiquer une activité physique régulière. Ce conseil vaut pour tout le monde, y compris les personnes ne souffrant pas de diabète ou autre trouble métabolique. Et en parlant d’autres troubles métaboliques, connaissez-vous les 5 piliers de la santé métabolique ?


La santé métabolique


La santé métabolique s’articule autour de 5 piliers, la glycémie étant l’un d’eux.



Lorsque l’on associe un excès de graisse viscérale et au moins deux autres troubles métaboliques, on parle de syndrome métabolique. Faits inquiétants : aux USA, seulement 12% de la population seraient métaboliquement sains. Ce syndrome concerne également près de 23% des hommes en France.


L’obésité viscérale


Au-delà des considérations esthétiques - qui ne nous regardent pas – un tour de taille trop élevé peut être un vrai problème de santé. En effet, un excès de graisse dans l’abdomen, notamment autour de nos organes tels que le foie, l’estomac, les intestins etc... augmente considérablement, dans le temps, le risque de développer des maladies cardiovasculaires, du foie, des reins, ou même gynécologiques.

Bien que tous les mécanismes n’aient pas encore été découverts, de nombreuses recherches semblent indiquer que le tissu adipeux est essentiel à notre santé métabolique car il communique avec les autres organes internes. Lorsque la masse grasse viscérale est trop importante, cette communication est altérée, et on observe des dysfonctionnements dans le stockage du sucre et des graisses ainsi que des phénomènes inflammatoires qui peuvent conduire à un état d’inflammation chronique néfaste pour nos vaisseaux sanguins.


L’obésité viscérale est donc le facteur clé de la santé métabolique, mais il faut aussi prêter attention à d’autres piliers de la santé métabolique.


Cholestérol


Le cholestérol, tout le monde en a entendu parler. Mais le connaissez-vous vraiment ?


Le cholestérol est un corps gras fabriqué par notre organisme, que l’on retrouve également dans notre alimentation. Il joue un rôle central dans de nombreux processus biochimiques essentiels au bon fonctionnement de notre corps. Il compose notamment les membranes de nos cellules et est impliqué dans la fabrication de certaines hormones comme la testostérone ou la cortisone.


Il est transporté dans le sang par des lipoprotéines dont les principales sont :


  • Les lipoprotéines de faible densité (Low Density Lipoproteins - LDL), qui fixent le cholestérol dans nos artères, favorisant ainsi la formation de plaques de graisse qui, à la longue, bouchent nos artères (mauvais cholestérol).

  • Les lipoprotéines de haute densité (High Density Lipoproteins- HDL) qui nettoient nos artères en captant le cholestérol qui s’y dépose et en le transportant vers le foie où il

est éliminé. Ce “bon cholestérol” exerce donc un effet protecteur contre les maladies cardiovasculaires. Un déficit en cholestérol HDL représente donc un facteur de risque pour les maladies cardiovasculaires.

Triglycérides


Comment parler du cholestérol sans parler des triglycérides ?

Ce sont aussi des lipides. Fabriqués par le foie ou apportés par l’alimentation et conservés dans les tissus adipeux de notre organisme, ils constituent une source importante d’énergie. Cependant, un taux élevé de triglycérides peut favoriser les maladies cardiovasculaires. C’est aussi la cause la plus fréquente de pancréatite aigüe.


Donc oui, « le gras, c’est la vie », mais – comme toute chose - avec parcimonie.


Hypertension


Mécaniquement, l’accumulation de graisses dans nos artères les met à rude épreuve.


L’hypertension artérielle (HTA), c’est une pression anormalement forte du sang dans nos vaisseaux, artères etc… en France, ce serait 1/3 des adultes qui serait touché par cette maladie. Comment ça fonctionne ? Notre cœur pompe le sang en se contractant pour l’envoyer vers l’aorte – la plus grosse artère de nos corps – qui elle-même distribue le sang vers les artères


périphériques. Un excès de cholestérol / triglycérides dans notre sang peut mener à une accumulation de graisses dans les artères, qui se durcissent et se rétrécissent. Comme notre sang doit passer par un espace plus petit, la pression artérielle augmente.


L’HTA fragilise nos artères et vaisseaux sanguins, favorisant ainsi des maladies graves telles que les AVC, infarctus ou encore insuffisance rénale.


Mieux vaut prévenir, que guérir


Si vous êtes arrivés jusqu’ici, vous nous trouvez peut-être un peu alarmistes. Mais (il y a toujours un mais 😉) il y a des moyens simples (toujours plus facile à dire qu’à faire, on vous l’accorde) pour prévenir un déséquilibre métabolique. Et nos conseils sont toujours les mêmes !


  1. Manger sainement, si possible local (ça c’est pour notre planète), et « brut », c’est-à-dire le moins transformé possible. Est-ce qu’on ne pourrait pas prendre 1h de son temps le dimanche pour faire cette soupe maison plutôt que de l’acheter toute faite en magasin ? En plus, ça cuit tout seul, y a juste à mixer. Ou pas, ça dépend de vos préférences et de vos envies. Faisons le plein de fibres, elles sont pleines de vertus : elles aident à contrôler le taux de sucre, ont un effet rassasiant et sont pleines de bons nutriments.

  2. Avoir une activité physique régulière et adaptée. Ça ne sert à rien de se forcer à courir si on n’aime pas ça. Si on préfère le badminton, le ping-pong, l’escalade, ou marcher, ça marche pareil (justement). L’important c’est de bouger, et de se faire plaisir. Petit point bonus : une activité physique régulière permet de faire le plein d’endorphines et de dopamines (les hormones du bonheur) et donc de se sentir mieux dans son corps, et mieux dans sa tête.

  3. Stresser moins. Certaines hormones du stress comme l’adrénaline ou le cortisol augmentent la glycémie. C’est ce mécanisme qui permet au corps de produire l’énergie dont il a besoin pour passer ce cap de stress mais si on est dans un état de stress chronique, ce n’est pas bon !

Donc, on mange (sainement), on bouge et on se détend. Et si vous voulez une recette de soupe, vous pouvez aussi nous contacter 😉


 

Bibliographie

Pour s’éviter un bide – C’est quoi le syndrome métabolique ? Inserm, 24/03/2022

Obésité : des antihypertenseurs pour éviter la dysfonction du tissu adipeux ? Inserm, 29/03/2019

Lefranc C et al., 2019

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